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Guerre en Ukraine : les nations-Unies alertent sur le risque de nouveaux déplacements en hiver

Arthur Erken, directeur régional de l'OIM pour l'Europe et l'Asie centrale

Le directeur régional de l’Organisation internationale de migration (OIM) pour l’Europe et l’Asie central, Arthur Erken, a alerté ce vendredi 16 octobre le risque pour des millions d’Ukrainiens, rentrés dans leur pays après avoir fui les combats, d’être déplacés à nouveau cet hiver, considérant les conditions difficiles actuelles d’y rester en toute sécurité.

« Plusieurs millions d’Ukrainiens rentrés chez eux après avoir fui les combats risquent d’être déplacés à nouveau cet hiver. La question n’est plus seulement de savoir s’ils peuvent rentrer chez eux, mais s’ils peuvent y rester en toute sécurité. Or, les conditions actuelles rendent cela difficile », a-t-il déclaré.

Il a également soulevé qu’un soutien supplémentaire est indispensable à l’approche de l’hiver dont les conditions pourraient aggraver les besoins existants et exposer des familles au risque de déplacement, d’autant plus que la fenêtre d’action se rétrécit.

« Alors que l’hiver approche, la fenêtre d’action se rétrécit. Moins de 7 % de l’appel de l’OIM pour la réponse à la crise ukrainienne en 2026 a été financé, ce qui limite considérablement l’assistance disponible avant l’hiver. Un soutien supplémentaire est désormais indispensable avant que les conditions hivernales n’aggravent les besoins existants et n’exposent davantage de familles au risque de déplacement », a expliqué M. Erken.

Selon les mêmes sources, les dernières données de cette agence onusienne indiquent que les intentions de repartir chez les ukrainiens sont les plus élevées parmi les personnes retournées ayant regagné leur foyer au cours des trois mois précédents, alors que plus de quatre ans après le début de la guerre, les familles et les communautés ont largement épuisé leur capacité à absorber de nouveaux chocs face aux attaques répétées contre les infrastructures énergétiques ayant fragilisé les services essentiels, tandis que les logements endommagés et les revenus limités rendent le redressement de plus en plus difficile.

Par ailleurs, les besoins en matière de logement et d’abri demeurent considérables, au point qu’environ 1,45 million de personnes retournées vivent désormais dans des districts de première ligne, dont 565 000 dans la seule région de Kharkiv, quoique dans les zones rurales de première ligne, trois personnes retournées sur quatre ont besoin de matériaux pour réparer les murs endommagés.

Signalons que l’Organisation internationale de Migration (OIM) a appelé à un soutien urgent pour réparer les logements endommagés, améliorer l’isolation et maintenir les services essentiels, ainsi qu’à des investissements dans des solutions énergétiques durables et décentralisées afin d’aider les communautés à faire face aux perturbations futures.

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