Alors que l’humanité célèbre ce mardi 15 septembre la Journée Internationale de la démocratie, la fondatrice et présidente du centre culturel MWASI UZUR’ART a déclaré que la démocratie constitue aussi le droit d’exister dans son identité.
Occasion faisant le larron, elle a fait part de sa réflexion au-delà de la seule participation citoyenne.
« Une nation démocratique est aussi une nation qui reconnaît la valeur de ses mémoires, de ses savoirs, de ses traditions et de la diversité de ses identités.
Nos cultures ne sont pas des vestiges du passé. Elles sont une partie de notre avenir.
En tant qu’Ambassadrice de la coiffure africaine, je veux particulièrement attirer l’attention sur la coiffure traditionnelle africaine, qui constitue un véritable patrimoine de savoirs : techniques, symboles, histoires, appartenances et transmissions intergénérationnelles.
Pourtant, ce patrimoine reste encore insuffisamment documenté, enseigné, protégé et valorisé », a-t-elle indiqué.
Lettre ouverte au président de la République
« À Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix Antoine TSHISEKEDI Tshilombo,
Je lance un appel pour que la préservation et la valorisation du patrimoine culturel congolais soient davantage intégrées aux priorités nationales.
Je plaide pour une politique culturelle qui ne se limite pas à célébrer notre patrimoine, mais qui permette de l’identifier, le documenter, le protéger, le transmettre et le faire vivre économiquement ».
Message adressé aux ministères sectoriels et consorts
« Aux ministères sectoriels, à savoir celui de la Culture, de l’Éducation nationale, du Genre, de la Jeunesse et autres institutions concernées, j’en appelle à une action concertée pour :
- documenter nos savoir-faire et pratiques culturelles ;
- renforcer leur transmission auprès de la jeunesse congolaise ;
- soutenir les acteurs et centres culturels engagés dans cette mission ;
- valoriser les métiers issus de nos savoir-faire traditionnels ;
- enfin, ouvrir une véritable réflexion sur la reconnaissance et la protection de la coiffure traditionnelle congolaise comme patrimoine culturel.
La coiffure africaine n’est pas simplement une manière de se présenter au monde. Elle est une manière de raconter qui nous sommes.
Préserver cette mémoire, c’est donner aux générations futures le droit de savoir d’où elles viennent », a insisté l’ambassadrice de la coiffure traditionnelle africaine.
Et d’ajouter : « Monsieur le Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI Tshilombo, nos patrimoines ne demandent pas seulement à être célébrés lors des grandes journées. Ils demandent des politiques, des mécanismes de protection et une transmission organisée.
Car la démocratie donne une voix au peuple ; la culture lui donne une mémoire.
Et un peuple qui perd sa mémoire risque de perdre une partie de ce qui fonde son identité ».
« La culture n’est pas un folklore.
C’est une mémoire.
C’est une identité.
C’est un patrimoine.
C’est aussi une souveraineté.
Nos racines, notre force », a conclu la militante culturelle Sarah LUNSADISA Ngamba.
Princess Ngamba,
Ambassadrice de la coiffure africaine
Fondatrice et Présidente du Centre Culturel Mwasi UZUR’Art
