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Crimes contre l’humanité : la CPI annonce reconnaître coupable un ancien combattant rebelle

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La cour pénale internationale de la Haye a annoncé mercredi 23 septembre reconnaître coupable un ancien combattant rebelle de la République centrafricaine des crimes d’emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique ainsi que d’autres actes constitutifs de crimes contre l’humanité.

« Après avoir analysé les éléments de preuve produits au procès, les juges ont conclu que Mahamat Said était coupable au-delà de tout doute raisonnable des crimes d’emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, de torture, de persécution et d’autres actes inhumains, constitutifs de crimes contre l’humanité », a indiqué la Cour Pénale Internationale de la Haye (CPI) dans un communiqué.

Selon les mêmes sources, ces violations des droits de l’Homme ont été commises en 2O13, alors que la République centrafricaine était confrontée à une période de guerre civile, au point que le concerné avait
supervisé des passages à tabac et des mauvais traitements à la tête de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB), constituant une unité spéciale de police dont le siège se situe dans la capitale du pays, Bangui.

Par ailleurs, la juge présidente de la CPI, Miatta Maria Samba a indiqué que l’une des méthodes de torture fréquemment utilisées par cet ancien chef de guerre consistait à ligoter dans le dos les mains, les coudes et les pieds des prisonniers, alors que d’autres étaient frappés à coups de corde et de fouet, puis aspergés d’eau, de telle manière que les souffrances et traumatismes ont été expliqués par les victimes, témoignant des effets durables de ces crimes sur elles-mêmes, leur famille et leur existence.

En effet, Mahamat Saïd était l’un des principaux commandants des milices rebelles de la Séléka, à majorité musulmane, qui ont renversé l’ancien président centrafricain, François Bozizé, en 2013, plongeant le pays dans un conflit intercommunautaire sanglant.

En outre, pour reconquérir le pouvoir, le chef de l’État de l’époque avait mis en place des milices dominées par des chrétiens et des animistes, connues sous le nom d' »anti-Balaka », question de sortir la République centrafricaine d’une longue guerre civile.

Signalons que la Cour Pénale Internationale de la Haye (CPI) va prononcer à une date ultérieure la peine pour ces crimes, tandis que l’ancien combattant rebelle Mahamat Saïd Abdel Kani a été acquitté de trois chefs d’accusation de crimes de guerre.

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